Juste un petit chialage rapide…

Il me semble que je me casse toujours la tête pour être cohérent et convaincant, pour sortir de bons points sensés lorsque j’argumente au sujet de la grève étudiante qui a lieu présentement au Québec… Voici à quoi ça ressemble:

Moi: Hausser les frais de scolarité, c’est réduire l’accessibilité aux étude, donc réduire le taux de participation scolaire, réduire le niveau d’éducation d’un peuple, le rendre plus susceptible à la manipulation, élargir l’écart entre les riches et les pauvres, ceux qui exploitent et ceux qui sont exploités…

Eux: Ouin mais les étudiants boivent de l’alcool et ont des ordinateurs.

Moi: Le gouvernement Charest utilise l’argent des taxes et impôts pour exploiter des ressources naturelles non-renouvelables, les vendre ailleurs, appauvrissant notre pays petit à petit, sans compter la pollution, la destruction graduelle de notre planète… (et pour faire des partys de bureau, avec des bonnes bouteilles qui valent je-ne-sais-combien…)

Eux: Ouin mais vous bloquez des ponts.

Moi: Le gouvernement Charest abuse de son pouvoir, utilise des moyens violents et extrêmes pour contrôler des manifestations qui, à la base, se veulent pacifique. Après 10 semaines de grève sans réaction, c’est normal qu’il y ait quelques débordements. Est-ce vraiment correct de traiter les manifestants avec une telle violence?

Eux: Ouin mais vous cassez des vitres.

Moi: Plusieurs solutions sensées ont été proposées par les associations étudiantes, et aucune n’a été entendue… pourquoi s’obstiner à vouloir demander plus à ceux qui en ont déjà peu?

Eux: y sorte tjrs les meme arguments lé carrés rouges; un texte apri par coeur. Criss de gang de cave.

Maintenant ma question du jour: Comment font-ils pour se prendre au sérieux, les “carrés verts”? Ils n’ont généralement absolument rien de bon à dire… ils se plaignent de petits détails quand on les compare à l’avenir de notre patrie, la qualité de vie d’une population entière, face à quoi? Leur propre confort personnel? L’accès à un pont? Une pauvre petite fenêtre du palais des congrès qu’on a cassé? Oooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh

Excusez-NOUS de briser votre confort du quotidien, gang de capitalistes sales. On comprend, vous êtes biens dans votre ignorance, votre confort matériel, vos nouvelles teintées de mensonges du journal de Montréal…

Je me permets de le dire, ici, sur mon blog que vous ne lirez malheureusement pas: Mangez donc “toute” de la “marde”.


PS: moé kan jfai des fôtes c’est voulu. Parce que “moé” j’ai eu la chance d’étudier et d’y tenir à coeur. Vous dites “Commencez donc à travailler pis on parlera après”, moi je vous dis commencez donc à apprendre… avec une tête sur les épaules, ça irait mieux.

C’est bien la première fois que je lis un truc intelligent dans le journal du métro…

Benoit Lefebvre:

"Maudite grève! Tous ces étudiants qui lisaient ma chronique les lundis. Là, je dois avoir moins de lectorat, donc moins de fans potentiels. Et ça, c’est moins de revenus, et la construction de mon château en chocolat qui prend du retard. Damn you! 

Depuis quelques jours, j’ai lu les opinions des deux camps. Des extrémistes, des nuancés, des grandes déclarations de «On est ben moins pires qu’aux States!» et «Ouin, mais au Danemark, sont mieux.»  Y a des détails financiers qui pèsent des deux côtés. J’entrerai pas là-dedans, je n’ai pas mes pommes pour calculer. 

Mais personnellement, quand vient le temps de se comparer, j’ai un penchant. Dans un débat sur une faille x dans la société, se comparer à pire pour rationaliser, je trouve que c’est un peu une attitude de perdant, de surplace, de lâche. Ce qui m’intéresse c’est «y a-tu mieux»? Oui? Comment on fait pour l’avoir? Si je m’étais contenté d’une O’Henry en me disant que c’est mieux qu’une Crunchy, j’aurais jamais goûté au Lindt. Et mon château serait en O’Henry. Gâchis. 

Les deux bières par semaine. Celle-là, je l’ai rie. Jaune, mais j’ai ri. Arielle Grenier, une des porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec, a sor­­ti : «En coupant deux bières par semaine, les étudiants réussiraient à absorber la hausse.» Ça, c’est avoir du front tout le tour du cul. Deux bières pour absorber la hausse… et si on parlait de ce qui pourrait absorber la baisse? Environ 10 ans de guerre en Afghanistan? Une bureaucratie lourde mangeuse de cash comme Obélix mange du sanglier? Le salaire à vie du fabuleux poste de gouverneur- général gérant de l’usine de 
Sa Majesté? 

La frustration ne vient pas de devoir en donner plus, ça vient du gaspillage systématique à coups de centaines de milliards de ce qu’on donne déjà. Arielle, tu dirais quoi si t’habitais chez moi, en location dans une chambre? Cinq cents dollars par mois, tout inclus avec la bouffe. Puis, j’arrive un mois et je te dis que ça va être 800 maintenant. Tu me demandes pourquoi. Je te réponds : «Tu sais, les putes, la coke, mon château en chocolat aux îles Fidji, tasser les Fidjiens de là, faut que ça se paye. Mais tsé, tu coupes deux bières par semaine et t’arrives facile. Au pire, vends ton iPhone.» 

Le savoir est le pouvoir. À l’époque du sang royal, c’était limpide. Les enfants royaux avaient les meilleurs scientifiques, philosophes, historiens, maîtres d’armes à leur disposition. Même le plus paresseux des princes finissait plus éduqué que le fils de forgeron motivé. C’était pas un don dans son sang, c’était un don dans sa tête. 

Une société éduquée est une société royale. Si le gouvernement ne fait pas tout en son pouvoir pour éduquer le peuple, c’est qu’il veut garder le trône pour lui seul.”

Me semble que les “étudiants socialement responsables” auraient dû avoir un meilleur jugement dans leur choix de représentant… Je ne veux pas être méchant, et jamais je prétendrais que j’aurais pu faire mieux, mais Arielle Grenier manque dangereusement de cohérence dans ses propos. Sa participation à l’émission “Tout le monde en parle” était ridicule…