Marois indexera les frais de scolarité dès septembre…

Grosso-modo une hausse d’environ 100$ par année.
Je me souviens d’une certaine première ministre en devenir qui tappait sur des casseroles et portaient un carré rouge dans les rues…

Si ce n’est pas une flagrante démonstration d’opportunisme dégoutant, I don’t know what is.

Sans compter que d’imposer de grasses amandes aux entreprises de non-francophones parce qu’il est écrit “hotdog” plutôt que chien chaud sur leurs menus n’est très certainement pas une bonne façon de les rallier à notre cause souverainiste. Pis toé quand tu vas dans un “belle province” tu vas me faire à croire que tu commandes des chiens chauds? 

Bravo la grande. Clap clap. Accepterais-tu rotteux?

Je me prépare mentalement à un Québec caquiste aux prochaines élections…

Il est tout à fait correct de se plaindre de la lenteur du service de transport. Le métro est en retard, donc on est en retard au travail, on perd 5-10 minutes de notre précieux temps rémunéré, on perd la face pour notre patron qui nous achète pour un service rendu qui le bénéficie beaucoup plus que nous-même; alors on se fâche. Okay.
Il est tout à fait acceptable de se plaindre que notre musicien préféré sort un nouveau disque qui n’est pas du même style que ses précédents; parce que quand on achète un nouveau disque, on veut ce à quoi on s’attend; on ne veut pas de découverte, pas de surprise; on ne veut surtout pas faire travailler notre cerveau pour comprendre un nouvel enchainement harmonique. Ben trop difficile.
Il est socialement acceptable de chialer sur un jeu vidéo qui ne satisfait pas nos attentes. Ah, tiens, le serveur de Diablo 3 ne fonctionne pas pendant 2 heures; on rempli alors le forum officiel de Blizzard avec des plaintes telles que “j’ai payé pour ce jeu là, je veux y jouer, espèce de compagnie de marde”. C’est aussi tout à fait correct d’organiser une manifestation contre EA parce que la fin de Mass Effect 3 n’est pas ce à quoi les fans s’attendaient. C’est beau, c’est bien.
La compagnie pour laquelle on travaille décide de reculer le début des quarts de travail, passant de 9AM à 7h30AM; on se plaint parce qu’il faut se lever tôt. C’est difficile, la vie.
Brad et Angelina se sont encore chicané. C’est triste.
Notre équipe de hockey n’a encore pas gagné la coupe stanley. Ah ben criss, c’est la fin du monde.
Y’a un embouteillage su’l pont. Barnak, une autre heure de ma vie perdue.
Y pleut dehors. Caliss, la vie va mal.
Tout ça, c’est bien beau. Tout ça, c’est normal.
Mais quand vient le temps de se lever pour le bien commun, de se battre pour la nation, de vouloir faire tomber les exploiteurs pour aider les exploités; quand vient le temps de se battre pour la culture d’un peuple en voie de disparition, quand on se bat pour l’image de la femme, pour l’éducation, pour une qualité de vie globalement meilleure…
On dérange.
Viens donc m’expliquer la logique à l’intérieur de ta petite tête. Viens donc me dire combien tes sacres incohérents sur l’état de la série de la ligue de hockey ou ben le temps que tu ne peux pas passer à jouer à Diablo serait plus important que le bien-être commun. Essaie donc de me convaincre que ton esti de gros derrière sale écrasé sur ses convictions imposées par un système capitaliste basé sur l’exploitation et le mensonge est plus malin que ceux qui se lèvent et essaient d’améliorer le monde dans lequel ils sont nés malgré eux…
C’est facile d’adhérer. “C’est comme ça, c’est comme ça. Kessé tu veux faire?”
Il est déplorable de voir jusqu’à quel point les gens peuvent aller jusqu’à se battre pour ceux qui les oppressent et contre ceux qui veulent les aider… et si on gagne, si les exploiteurs endimanchés tombent, même ceux qui se battaient en leurs noms vont en bénéficier.
Si j’étais premier ministre, j’augmenterais de 75% les taxes sur tous les produits de marketing de masse. Je serais curieux de voir les réactions; est-ce que les partisans du système se lèveraient à leur tour; à coup de 300,000 dans les rues? “Free TV! Free makeup! Free 4/4 beat music!”.
Eh oui, je sais; je suis fâché et j’en fâche. D’aimer la télévision, le makeup et le beat ne fait de personne une mauvaise personne. Mais ce sont des limites, de faux besoins, des dépendances exigées par un système oppressant… et c’est facile d’adhérer.

Il est tout à fait correct de se plaindre de la lenteur du service de transport. Le métro est en retard, donc on est en retard au travail, on perd 5-10 minutes de notre précieux temps rémunéré, on perd la face pour notre patron qui nous achète pour un service rendu qui le bénéficie beaucoup plus que nous-même; alors on se fâche. Okay.

Il est tout à fait acceptable de se plaindre que notre musicien préféré sort un nouveau disque qui n’est pas du même style que ses précédents; parce que quand on achète un nouveau disque, on veut ce à quoi on s’attend; on ne veut pas de découverte, pas de surprise; on ne veut surtout pas faire travailler notre cerveau pour comprendre un nouvel enchainement harmonique. Ben trop difficile.

Il est socialement acceptable de chialer sur un jeu vidéo qui ne satisfait pas nos attentes. Ah, tiens, le serveur de Diablo 3 ne fonctionne pas pendant 2 heures; on rempli alors le forum officiel de Blizzard avec des plaintes telles que “j’ai payé pour ce jeu là, je veux y jouer, espèce de compagnie de marde”. C’est aussi tout à fait correct d’organiser une manifestation contre EA parce que la fin de Mass Effect 3 n’est pas ce à quoi les fans s’attendaient. C’est beau, c’est bien.

La compagnie pour laquelle on travaille décide de reculer le début des quarts de travail, passant de 9AM à 7h30AM; on se plaint parce qu’il faut se lever tôt. C’est difficile, la vie.

Brad et Angelina se sont encore chicané. C’est triste.

Notre équipe de hockey n’a encore pas gagné la coupe stanley. Ah ben criss, c’est la fin du monde.

Y’a un embouteillage su’l pont. Barnak, une autre heure de ma vie perdue.

Y pleut dehors. Caliss, la vie va mal.

Tout ça, c’est bien beau. Tout ça, c’est normal.

Mais quand vient le temps de se lever pour le bien commun, de se battre pour la nation, de vouloir faire tomber les exploiteurs pour aider les exploités; quand vient le temps de se battre pour la culture d’un peuple en voie de disparition, quand on se bat pour l’image de la femme, pour l’éducation, pour une qualité de vie globalement meilleure…

On dérange.

Viens donc m’expliquer la logique à l’intérieur de ta petite tête. Viens donc me dire combien tes sacres incohérents sur l’état de la série de la ligue de hockey ou ben le temps que tu ne peux pas passer à jouer à Diablo serait plus important que le bien-être commun. Essaie donc de me convaincre que ton esti de gros derrière sale écrasé sur ses convictions imposées par un système capitaliste basé sur l’exploitation et le mensonge est plus malin que ceux qui se lèvent et essaient d’améliorer le monde dans lequel ils sont nés malgré eux…

C’est facile d’adhérer. “C’est comme ça, c’est comme ça. Kessé tu veux faire?”

Il est déplorable de voir jusqu’à quel point les gens peuvent aller jusqu’à se battre pour ceux qui les oppressent et contre ceux qui veulent les aider… et si on gagne, si les exploiteurs endimanchés tombent, même ceux qui se battaient en leurs noms vont en bénéficier.

Si j’étais premier ministre, j’augmenterais de 75% les taxes sur tous les produits de marketing de masse. Je serais curieux de voir les réactions; est-ce que les partisans du système se lèveraient à leur tour; à coup de 300,000 dans les rues? “Free TV! Free makeup! Free 4/4 beat music!”.

Eh oui, je sais; je suis fâché et j’en fâche. D’aimer la télévision, le makeup et le beat ne fait de personne une mauvaise personne. Mais ce sont des limites, de faux besoins, des dépendances exigées par un système oppressant… et c’est facile d’adhérer.

Quel homme brilliant

C’est bien la première fois que je lis un truc intelligent dans le journal du métro…

Benoit Lefebvre:

"Maudite grève! Tous ces étudiants qui lisaient ma chronique les lundis. Là, je dois avoir moins de lectorat, donc moins de fans potentiels. Et ça, c’est moins de revenus, et la construction de mon château en chocolat qui prend du retard. Damn you! 

Depuis quelques jours, j’ai lu les opinions des deux camps. Des extrémistes, des nuancés, des grandes déclarations de «On est ben moins pires qu’aux States!» et «Ouin, mais au Danemark, sont mieux.»  Y a des détails financiers qui pèsent des deux côtés. J’entrerai pas là-dedans, je n’ai pas mes pommes pour calculer. 

Mais personnellement, quand vient le temps de se comparer, j’ai un penchant. Dans un débat sur une faille x dans la société, se comparer à pire pour rationaliser, je trouve que c’est un peu une attitude de perdant, de surplace, de lâche. Ce qui m’intéresse c’est «y a-tu mieux»? Oui? Comment on fait pour l’avoir? Si je m’étais contenté d’une O’Henry en me disant que c’est mieux qu’une Crunchy, j’aurais jamais goûté au Lindt. Et mon château serait en O’Henry. Gâchis. 

Les deux bières par semaine. Celle-là, je l’ai rie. Jaune, mais j’ai ri. Arielle Grenier, une des porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec, a sor­­ti : «En coupant deux bières par semaine, les étudiants réussiraient à absorber la hausse.» Ça, c’est avoir du front tout le tour du cul. Deux bières pour absorber la hausse… et si on parlait de ce qui pourrait absorber la baisse? Environ 10 ans de guerre en Afghanistan? Une bureaucratie lourde mangeuse de cash comme Obélix mange du sanglier? Le salaire à vie du fabuleux poste de gouverneur- général gérant de l’usine de 
Sa Majesté? 

La frustration ne vient pas de devoir en donner plus, ça vient du gaspillage systématique à coups de centaines de milliards de ce qu’on donne déjà. Arielle, tu dirais quoi si t’habitais chez moi, en location dans une chambre? Cinq cents dollars par mois, tout inclus avec la bouffe. Puis, j’arrive un mois et je te dis que ça va être 800 maintenant. Tu me demandes pourquoi. Je te réponds : «Tu sais, les putes, la coke, mon château en chocolat aux îles Fidji, tasser les Fidjiens de là, faut que ça se paye. Mais tsé, tu coupes deux bières par semaine et t’arrives facile. Au pire, vends ton iPhone.» 

Le savoir est le pouvoir. À l’époque du sang royal, c’était limpide. Les enfants royaux avaient les meilleurs scientifiques, philosophes, historiens, maîtres d’armes à leur disposition. Même le plus paresseux des princes finissait plus éduqué que le fils de forgeron motivé. C’était pas un don dans son sang, c’était un don dans sa tête. 

Une société éduquée est une société royale. Si le gouvernement ne fait pas tout en son pouvoir pour éduquer le peuple, c’est qu’il veut garder le trône pour lui seul.”

Me semble que les “étudiants socialement responsables” auraient dû avoir un meilleur jugement dans leur choix de représentant… Je ne veux pas être méchant, et jamais je prétendrais que j’aurais pu faire mieux, mais Arielle Grenier manque dangereusement de cohérence dans ses propos. Sa participation à l’émission “Tout le monde en parle” était ridicule…